VISION DIVERSITÉ - PROJET RENCONTRES

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3 mai 2021

Au cours des 5 résidences d’exploration, les musiciens.ennes du projet ont l’ambitieux défi de travailler la musique à distance. Pendant les rencontres un.e artiste ou duo à Montréal et un.e artiste soit à Saint-Camille ou à Rimouski développent des créations musicales métissées malgré la distance qui les sépare. La façon de positionner les caméras et les écrans pendant les répétitions permet de donner la sensation de présence et de proximité de l’artiste à distance. 

Vu que la latence est inévitable en téléprésence, l’enjeu principal de la création musicale est que le résultat soit intéressant dans les deux lieux au même moment. Le rythme étant au cœur de l’art musical, les artistes doivent se creuser la tête pour trouver des méthodologies et des stratégies soit pour créer avec la latence,soit pour la contourner. Certains.es travaillent sur des œuvres originales en utilisant la latence comme une partie de l'œuvre et d’autres utilisent ces moments en téléprésence comme des moments de création sur leurs œuvres musicales dans le but de jouer éventuellement sans distance. 

Le projet sera de créer un spectacle en trois lieux qui témoigne de cette démarche innovante où se rencontrent artistes et traditions de différentes villes.


Les 13 artistes formant les 5 duos et le trio de la création Rencontres :

- Estelle Lavoie (kora) et Robin Servant (accordéon et autres instruments)

- René Orea (flûtes andines et univers musical sud-américain) et Antoine-Létourneau Berger (multi-percussions et ambiances sonores)

- Aditya Verma (sarod indien) et Simon Godbout-Castonguay (sitar, guitares, banjo, mandoline et autres instruments)

- Lamia Yared (oud) / Didem Bassar (Qanun) et Isabelle Clermont (Harpe et arts visuels)

- Dominique Soulard (guitare flamenca et jazz) et Émie Lachapelle (saxophone)

- Huu Bac Quach (dan bau vietnamien, erhu chinois et quena péruvienne) et Patricia Ho-Yi Wang (violon et podorythmie)


Parcours des artistes

1. Estelle Lavoie / kora africaine (Montréal)

Elle commence son parcours artistique en musique classique (guitare) au Conservatoire de musique de Québec pour ensuite compléter un baccalauréat en musique à l’Université de Montréal, en 2001. Pendant ces années, elle découvre la danse de la Guinée auprès d’Oumar N’Diaye et en 1999, elle rencontre Nathalie Dussault qui l’initie à la kora, pour ensuite poursuivre ses études au Mali et au Sénégal.


2. Robin Servant / accordéon diatonique, banjo et guitare (Rimouski)

Robin Servant vit à Rimouski où il joue au sein de plusieurs formations, fait de l’art audio, travaille en postproduction sonore au cinéma et enseigne l’accordéon diatonique. Il est principalement actif en musique traditionnelle et en improvisation. Du côté de l’improvisation, il joue au sein de Brugir, en duo avec Marie-Neige Besner, et avec le GGRIL. Le travail de Robin Servant est basé sur l’écoute et la création de nouveaux possibles.


3. René Orea / Flûtes andines (Montréal)

Flûtiste (maîtrise), compositeur (maîtrise) et musicologue (Ph.D.), René Orea a une formation à la fois classique occidentale et populaire latino-américaine. Il a fait ses études universitaires à l’Université de Montréal et au Venezuela (l’Institut universitaire d’études musicales et le Système national d’orchestres du Venezuela El Sistema). Il joue plusieurs flûtes andines mais également du cuatro (cordophone typique du Venezuela).


4. Antoine Létourneau-Berger / multi-instruments, multi-percussions (Rimouski)

Compositeur multi-instrumentiste originaire du Bas-Saint-Laurent et percussionniste classique de formation, il poursuit ses études en composition de musique de film et développe un intérêt marqué pour la production sonore. Antoine est un touche-à-tout qui est aussi à l'aise avec les musiques expérimentales d'avant-garde que la chanson folk, le rock, le jazz ou encore les musiques électroniques. De retour à Rimouski depuis 2014, il compose régulièrement pour le théâtre, le cinéma, la télévision et la radio.


5. Aditya Verma / sarod (Montréal)

Élevé à Montréal au sein d’une famille très respectueuse des traditions indiennes, Aditya Verma a commencé à jouer des tablas (tambours indiens) lorsqu’il était enfant. En 1987, il s’installe en Inde afin d’étudier la musique classique de l’Inde du Nord selon la tradition Maihar Senia Gharana. Il suit alors les enseignements de deux figures marquantes de la musique hindoustani : Pandit Ravi Shankar au sitar et Ustad Aashish Khan au sarod.


6. Simon Godbout-Castonguay / Multi-instruments (Saint-Camille)

Simon Boucass (alias Simon Godbout-Castonguay) joue de la guitare (acoustique et électrique), la basse, la mandoline, le dobro et le banjo ainsi que le sitar. Il puise son inspiration dans la musique bluegrass, oldtime et folkblues, allant de pièces traditionnelles à des compositions fabriquées main, tantôt légères, tantôt profondes, aux notes boisées, boucanées et longues en bouche.


7. Lamia Yared / oud (Montréal)

Née au Liban, Lamia Yared a grandi à Montréal. C’est à travers ses voyages qu’elle a fait la rencontre de maîtres réputés des musiques classiques arabe et turque et qu'elle a approfondi l’art du chant oriental et le jeu de l’oud. Chanteuse et passeuse de traditions, Lamia est une artiste passionnée par les répertoires issus des musiques classiques arabes, ottomanes et persanes.


8. Didem Bassar / qanun (Montréal)

Musicienne montréalaise d’origine turque qui joue un instrument appelé le qanun (ou cithare turque) dont les cordes pincées émettent des sonorités qui évoquent, à nos oreilles nord-américaines, un Orient ancien et lointain, elle vient de sortir Levantine Rhapsody, un album où l’accompagnent des musiciens classiques et multigenres d’ici. Une rencontre faite de douceur, de beauté et de respect.


9. Isabelle Clermont / harpe, création d’atmosphère (Saint-Camille)

Isabelle Clermont, artiste interdisciplinaire et musicienne harpiste, vit en Estrie. Allant des arts de la scène et de l‘écran aux arts visuels et plastiques en passant par la musique évidemment, c’est plutôt un univers Isabelle Clermont qu’on peut évoquer. L’artiste ne se contente pas simplement de jouer de la harpe, elle fait également office de vocaliste et s’occupe elle-même du sampling, du traitement électronique qu’elle fait aux sons qu’elle produit ou qu’elle emprunte.


10. Dominique Soulard / guitare flamenca et jazz (Montréal)

Guitariste né dans le rock, séduit par le jazz et kidnappé par le flamenco, grand maître de la guitare flamenca et récipiendaire de bourses du CALQ et du CAC, il a voyagé à multiples reprises en Espagne afin de peaufiner son art. Il a depuis accompagné la danse flamenca avec les troupes montréalaises (La Otra Orilla, Ballet Flamenco Arte de España), accompagné en tournée le guitariste canadien Jesse Cook et participé à des projets audacieux (Transiciones avec le collectif ADA).


11. Émie Lachapelle / saxophone (Rimouski)

Ancrée à Rimouski, Emie joue avec le quatuor Manta de jazz aux influences musicales diverses dont chacune des pièces est constituée d’un audacieux mélange de sonorités. Le groupe chemine en empruntant à la fois au jazz, au funk, aux rythmes africains, à la musique progressive, aux harmonies atonales et à l’improvisation libre.


12. Huu Bac Quach / dan bau, erhu et quena (Montréal)

Arrivé du Vietnam au Québec à l’âge de deux ans, Huu Bac suit une formation en guitare jazz puis découvre la beauté du monocorde vietnamien le Dan Bau auprès du maître Pham Duc Thanh. Il travaille le répertoire traditionnel en y intégrant des pièces occidentales. Son attrait pour les instruments millénaires à cordes le conduit au Conservatoire de Shanghai où il apprend la vièle chinoise (Erhu). Il le perfectionnera plus tard au Conservatoire Central de Beijing.


13. Patricia Ho-Yi Wang / violon et podorythmie (Rimouski)

Patricia Ho-Yi Wang est une musicienne multi-instrumentiste formée en musique populaire et en jazz. Depuis 2013, elle se consacre aux musiques traditionnelles, surtout québécoise et irlandaise. Également podorythmiste et apprentie gigueuse, elle prend part à plusieurs projets musicaux. Sa pratique artistique s'inscrit principalement dans le patrimoine vivant et cherche à mettre en valeur des narratifs peu présents dans les représentations courantes du monde, puisant dans ses influences familiales cantonaise et malgache.